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Progression au sein des entreprises des réseaux sociaux au détriment des modes traditionnels de communication

Bookmark and Share 09/02/2011
Réalisée par Canon Consultancy Services, une étude* souligne la progression significative au sein des entreprises des modes de communication numérique, notamment des réseaux sociaux, au détriment des modes traditionnels de communication. L’étude révèle néanmoins que les entreprises européennes, qui ne font toutes le même usage des TIC, peinent à mettre en œuvre une stratégie globale de communication interne et externe pour gérer et exploiter les vastes quantités d’informations suscitées par la révolution numérique.

L’étude, conduite à l’échelon européen, analyse les différentes façons dont les entreprises communiquent avec leurs clients, l’évolution des tendances et des usages au cours des cinq dernières années ainsi que les changements susceptibles d’en découler au niveau des relations dans l’environnement professionnel.

Les résultats de l’étude montrent une progression significative du mode de communication numérique au sein des entreprises européennes depuis cinq ans : 8 personnes interrogées sur 10 (78 %) utilisent davantage les plates-formes en ligne telles que la messagerie instantanée, les réseaux sociaux, les outils collaboratifs en ligne et la vidéoconférence.
En revanche, les modes traditionnels de communication perdent du terrain : 22 % des personnes interrogées utilisent moins leur téléphone de bureau, 15 % conduisent moins d’entretiens individuels, 32 % espacent ou suppriment les déjeuners professionnels et 34 % réduisent ou éliminent le temps passé en conférences en dehors du bureau. Les interactions physiques avec les clients ont diminué au profit des échanges par e-mail, qui rendent plus fréquentes les conversations avec les clients.

Nouvelles plates-formes de communication numérique en entreprise : plébiscite des réseaux sociaux, succès relatif des autres outils collaboratifs
Néanmoins, 35 % des personnes interrogées indiquent que l’usage qu’elles font du courrier électronique n’a pas augmenté depuis cinq ans. Pour certaines d’entre elles, il a même diminué. La moitié des personnes interrogées (50 %) se servent aujourd’hui des médias sociaux comme canaux de communication professionnels et 25 % utilisent la messagerie instantanée plus souvent qu’il y a 5 ans. La fréquence d’utilisation des outils collaboratifs professionnels de type Microsoft SharePoint et Huddle a augmenté de 24 % ces cinq dernières années et, aujourd’hui, 57 % des entreprises s’en sont déjà servis à un moment ou à un autre pour communiquer plus efficacement.

En revanche, une moindre proportion de sondés fait état d’une utilisation plus fréquente de la vidéoconférence (21 %), près de la moitié (47 %) n’ayant jamais utilisé cet outil. Le recours aux séminaires Web (13 %) a peu progressé. 58 % des personnes interrogées n’ont jamais employé ce moyen de communication en ligne pour se mettre en rapport avec leur clientèle.

En matière de communication numérique et traditionnelle, les usages des entreprises diffèrent selon les pays
Les résultats de l’étude mettent en évidence l’existence de fortes disparités entre pays dans la façon dont les entreprises locales adoptent les plates-formes de communication numérique et traditionnelle.

La France et les Pays-Bas comptent parmi les pays qui sont les plus lents à adopter les modes de communication numériques : ils sont seulement 72 % et 71 % respectivement à utiliser les systèmes de communication en ligne plus fréquemment qu’il y a 5 ans. La Suisse (83 %), le Royaume-Uni (82 %) et la Finlande (83 %) sont les pays les plus en avance dans l’usage global qu’ils font de la communication numérique.
40 % des utilisateurs allemands déclarent que leurs volumes de courrier électronique sont équivalents ou inférieurs à ce qu’ils étaient il y a 5 ans (ils sont 3 % à n’avoir jamais envoyé d’e-mail). Suivent la France, avec 39 %, et les Pays-Bas, avec 38 %.
Quant à la Finlande, elle se situe à la tête du leaderboard européen des adeptes de la nouvelle vague d’outils de communication numériques puisque c’est dans ce pays qu’il y a le plus d’utilisateurs de l’IM (68 % des personnes interrogées s’en servent au travail), des réseaux sociaux en ligne (64 %) et des outils collaboratifs en ligne de type Google Docs ou Huddle, à égalité avec l’Allemagne (63 %).

Le système vocal VoIP et les séminaires Web sont les plus prisés en Allemagne, avec respectivement 59 % et 54 % d’utilisateurs de ces technologies.
Le Royaume-Uni affiche la plus grande proportion de professionnels susceptibles d’avoir essayé la vidéoconférence (59 % des personnes interrogées), suivi par la France (56 %) qui l’utilise plus ou autant qu’il y a cinq ans. L’Autriche (18 %) et la Suisse (29 %) se distinguent par le taux d’utilisation le plus bas.

Concernant l'utilisation des outils traditionnels de communication, les Autrichiens et les Hollandais sont ceux qui répugnent le plus à assister à des conférences parmi toutes les nationalités sondées, puisque respectivement 45 % et 44 % des personnes interrogées ne participent jamais à des conférences ou le font moins qu’il y a cinq ans. En Allemagne, cette régression a été plus modérée avec seulement 25 % de sondés qui déclarent avoir assisté moins souvent à des conférences ou ne pas l’avoir fait du tout par le passé.
Le nombre de réunions formelles en face-à-face a diminué plus lentement en Allemagne (16 %) et au Royaume-Uni (18 %).

L’utilisation du téléphone fixe a connu la plus forte diminution en Finlande, avec
 64 % de personnes interrogées qui n’utilisent jamais ou se servent moins souvent 
de leur téléphone de bureau, suivie par la Norvège, avec 45 %. Les Français et les Allemands ont été les plus réticents à cesser de se servir de leur téléphone fixe (respectivement 88 % et 85 % d’entre eux l’utilisant plus ou autant qu’il y a cinq ans).

Les entreprises européennes peinent à mettre en œuvre une stratégie globale pour gérer et exploiter les vastes quantités d’informations suscitées par la révolution numérique. L’étude révèle l’inquiétude des entreprises européennes face à la masse d’informations suscitée par les technologies numériques. Ainsi, 39 % des décisionnaires déclarent que le traitement de quantités croissantes de données ralentit leurs processus internes et estiment que la lourdeur et l’inefficacité de ces processus seront le principal obstacle à la réussite commerciale en 2011. Ce sentiment est encore plus marqué chez les décisionnaires placés à la tête de grandes entreprises (46 %).

* L’étude a été réalisée pour Canon par ICM, spécialiste des solutions et services pour la gestion du document. Elle a été conduite sur la base d’entretiens conduits avec des entreprises basées dans 8 pays européens (Royaume-Uni, Suisse, Finlande, Autriche, France, Allemagne, Pays-Bas et Norvège).

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