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Salaires dans les centres d'appels en Tunisie : peu d'évolution

Bookmark and Share 30/09/2013
La cabinet tunisien WorkoSolutions a réalisé une étude en Tunisie en 2012 auprès de dix centres d'appels. L'objectif ? Apporter une photographie des salaires sur les plate-formes tunisiennes.

L'étude réalisée par le cabinet WorkoSolutions est intéressante à plus d'un titre. Réalisée en 2012, soit une dizaine d'années après l'ouverture du premier centre d'appels en Tunisie, et deux ans après la « révolution de Jasmin », les résultats apportent des éléments d'informations sur les salaires dans les centres d'appels, mais aussi sur les possibilités d'évolution.

Premier constat, les salaires de téléopérateurs demeurent faibles. Le salaire moyen avoisine les 214 euros pour un conseiller débutant. Les employés intermédiaires gagnent 238 euros quant aux confirmés, leur salaire pointe à 268 euros. A titre comparatif, au Maroc, les rémunérations, selon le poste occupé, démarrent à 300 euros et peuvent grimper jusqu'à 790 euros selon la mission.

Un chef d'équipe est rémunéré entre 350 et 446 euros. Le salaire d'un responsable de plateau varie dans une fourchette allant de 430 à 719 euros, en fonction de l'expérience. Au Maroc, un superviseur gagne entre 600 et 800 euros.

Ces salaires moyens ne prennent certes pas en compte la partie variable de la rémunération cependant les résultats montrent clairement, que comparer aux salaires du Royaume chérifien, autre terre d'accueil des centres d'appels offshores, ils sont nettement moindres. Et si on les confronte à ceux d'une étude réalisée par l'APIX en 2008, les rémunérations n'ont tout simplement guerre évolué.
Verre à moitié plein pour les uns, verre à moitié vide pour les autres. Les sociétés pourront vanter auprès de leurs clients et investisseurs la stabilité des prix en Tunisie, les salariés ne pourront que déplorer la situation.

Concernant le temps de travail, cinq des dix centres d'appels propose 40 heures de travail, 4 autres, 42 heures. Un centre d'appels se distingue et offre à ses employés, au choix, soit un mi-temps de 33 heures, soit un plein temps de... 48h ! Là encore, la situation semble figée. Aucune règle commune n'a été instituée.

En conclusion, le cabinet souligne que le secteur des centres d'appels en Tunisie ne présente pas de politique de rémunération homogène pour les postes de top management. Il met également en exergue que les possibilités d'évolution pour les téléopérateurs sont réduites.
Si les centres d'appels créent de l'emploi local, les postes d'encadrement ne semblent pas être promis aux salariés tunisiens. Selon WorkoSolutions, les sociétés préfèrent faire appel pour ces postes à des expatriés car « la mobilisation et la culture de challenge et d’ambition » manquerait dans la culture locale.

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